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samedi 4 août 2018

Vitesse et Pollution : quel rapport ?


On nous dit que pour polluer moins, il faut rouler moins vite ; d’ailleurs, à cause de ces fortes chaleurs et de ce manque de « vent » de nombreux représentants de l’État signent à tire-la-ribaud des décrets visant à réduire la vitesse de 90 km/h à 70 km/h. Mais est-ce pertinent ou n’est-ce encore que de la « poudre aux yeux » visant à faire croire à une population crédule qu’on agit alors qu’on ne fait absolument rien ?

En 2010 une enquête scientifique avait été menée en Belgique par le professeur Bart Degraeuwe visant à savoir quel impact avait la circulation des voitures sur la qualité de l’air. Même si cette étude est aujourd’hui rendue « obsolète » et donc très difficilement consultable en ligne (résultats en anglais et n’est accessible que certains commentaires/analyses et non l’étude au complet) il est démontré qu’abaisser la vitesse est… comment expliqué cela ;) ? tout à fait illusoire. En effet, même s’il est vrai qu’une forte concentration de véhicules roulant à, par exemple, 120 km/h pollue plus que les mêmes véhicules roulant à 90 km/h, il n’en est pas de même quand les dits-véhicules roulent à 90 km/h par rapport aux mêmes roulant à 70 km/h… pourquoi ? eh bien, je vous conseille de lire/relire l’article suivant :


qui résume, en français :), la dite étude et… oh ! surprise ! nous apprend que réduire la vitesse de 90 km/h à 70 km/h est non seulement inefficace, mais peut se révéler plus polluante encore !!!

A bon entendeur, salut !

lundi 24 mars 2014

Nuage de particule: Analyse et Source... ENFIN !

C'est dans la journée de vendredi que l'information est arrivée sur le site du CNRS (lire l'article : La pollution aux particules fines en Ile-de-France caractérisée en temps réel)... ce n'est pas trop tôt ! Nous apprenons là que cette alerte a été motivée par les résultats du Site Instrumental de Recherche par Télédétection Atmosphérique - SIRTA - (centre succinctement présenté dans la vidéo suivante) :
 

Nous apprenons donc ce qu'étaient ces particules fines qui encombraient l'air de l'Ile-de-France entre le 7 et 15 mars 2014 :
  • PM2,5 nitrate d'ammonium :  51 % - le nitrate d'ammonium est un composé "secondaire", formé dans l'atmosphère à partir d'ammoniac et d'oxyde d'azote, sous l'action de la photochimie. L'ammoniac est principalement émis par les activités agricoles. Il représente 97% des émissions nationales annuelles d'ammoniac en 2011. Les oxydes d'azote (NOx) sont principalement émis par les transports, et dans une moindre mesure l'industrie manufacturière et l'agriculture. Ils concernent respectivement 56%, 14% et 10% des émissions nationales de NOx en 2011.
  • PM2,5 primaires combustion de biomasse : 15 % - particules fines émises directement dans l'atmosphère par la combustion de biomasse (chauffage au bois et brûlage de déchets verts).
  • PM2,5 primaires fuel fossile : 11 % - particules fines émises directement dans l'atmosphère par la combustion de dérivés du pétrole (dont les transports).
  • PM2,5 organiques secondaires : 12 % - particules fines composées de matière organique, générées dans l'atmosphère à partir de précurseurs gazeux comme les composés organiques volatils (COV). En période hivernale (comme c'est le cas actuellement), ces COV sont émis principalement par les activités humaines.
  • PM2,5 sulfate d'ammonium : 11 % - le sulfate d'ammonium est également un composé "secondaire", formé dans l'atmosphère à partir d'ammoniac et de dioxyde de soufre. Le dioxyde de soufre est émis en France par l'industrie manufacturière et la transformation d'énergie.
Revenons maintenant à la gestion de l'information (et c'est là où l'on constate que notre Ministre de l'Environnement n'est pas scientifique ;)... pas grave, on a l'habitude de voir à de tel poste des gens qui ne savent même pas de quoi ils parlent...)
 
Comme vous l'avez remarqué dans la vidéo de présentation du SIRTA, ce centre possède de nombreux outils d'analyse de l'air modernes permettant de ne pas être obligé d'attendre quelques jours les résultats des analyses faites en laboratoire... et nous ne pouvons que nous féliciter de posséder, en France, un tel site.
 
Mais voilà, il ne faut pas confondre tout... si ce site est parfait pour étudier la pollution générée par l'homme, elle l'est beaucoup moins pour gérer les pics nationaux de pollution et faire des prévisions quotidiennes sur le taux de pollution dans l'air ! Rendons à César ce qui appartient à César !
 
En effet, pouvons-nous décréter que le taux de pollution en IdF est le même que celui de Gérardmer, par exemple ? et même... le taux de pollution dans la banlieue sud-ouest de Paris est-il identique à celui de la banlieue nord-ouest ?
 
Ce centre n'a pas objet d'alerter un gouvernement sur le taux de pollution de l'air (ce centre est le seul et unique en France et ne peut analyser la qualité de l'air de la France entière), alors, pourquoi l'avoir utilisé pour prétexter toutes ces mesures gouvernementales à l'encontre que d'une seule source de pollution qui n'est la cause que de 11% des particules fines pendant cette période (en plus des 56% de NOx) ? Oui, car si on lit bien les résultats fournis entre le 7 et le 15 mars 2014 par la SIRTA, les particules fines provenaient surtout des activités agricoles (51% + 10% NOx)... alors, quelles mesures avait prises le ministre de l'Environnement pour lutter contre ces particules fines émanant du secteur primaire ??? aucune... mais bon, il a tout de même raison de vouloir limiter l'usage trop abusif de certains conducteurs qui utilisent leur véhicule pour faire 200 m, qui laissent tourner le moteur de leur véhicule alors que celui-ci est arrêté, etc. Toutefois il ne faut pas se concentrer sur une seule source de pollution ! car, comme le montre l'analyse, elles sont nombreuses !! Il faut agir aussi sur toutes les autres ;)... bref, en transformant l'information fournie par la SIRTA, le gouvernement a encore tenté de manipuler la population française en prétextant la protection de la nature !

mercredi 19 mars 2014

Nuage de particules...

Particules de quoi ? On nous dit: les voitures... mais nous ne trouvons aucun résultat des analyses de cette semaine que nous venons de passer en France ! Faut-il croire qu'il s'agit donc là d'un hoax dont l'origine est le gouvernement pour "on ne sait quelle raison" ou juste pour occuper les Français, ou pour faire parler le Ministre de l'Environnement et montrer son utilité ? Que devons-nous en penser ? et où trouver la réponse à toutes ces questions...
 
Alors, faisons appel à notre mémoire... nuage de particules, nous avons déjà survécu à plusieurs durant ces trois dernières décennies...
Je me souviens que dans l'affaire de Tchernobyl nous avons découvert l'origine du nuage des particules qui survolait l'Europe et la France (quoi qu'en ont dit et le gouvernement de l'époque et les scientifiques français qui prétendaient que le nuage de Tchernobyle n'allait jamais franchir nos frontières et que la France serait épargnée ;) mdrrr!) surtout grâce aux images satellites provenant des satellites météo...
Il y a quelques années, nombreux ont suivi l'avancée du nuage des particules volcaniques grâce aussi aux images satellites pour la météo...
 
Il serait donc logique de consulter les images météo pour voir quelle est l'origine de ces particules dont plus de la majorité des Français ignorent quelles elles sont, vu qu'on ne nous communique aucun résultat d'analyse...
Si cette information est une manœuvre gouvernementale, nous allons donc regarder chez nos voisins les images satellites de la France - la technologie allemande en la matière étant réputée et, d'après ce qu'on nous raconte, le nuage part vers l'Est), allons regarder ce qu'ils en disent sur le site WetterOnLine et confrontons nos "données" avec leurs "prévisions" :
 
Source:
 
Comme vous le constatez, à 11 heures, ce jour du 18 mars 2014, presque la moitié de la France était sous les nuages comme une bonne partie de l'Europe. L'animation satellite nous montre même qu'une nouvelle zone nuageuse arrivera sur nos côtes de la Manche et de l'Atlantique dans l'après-midi et dans la soirée... la grisaille extérieure n'est donc que d'origine nuageuse...
Selon ce qu'a prétendu le Ministre de l'Environnement ce lundi 17 mars 2014 (oui, j'ai eu le temps de l'écouter entre 2 coupes de champagne), le taux de particules devait être suffisamment bas ce mardi 18 mars à minuit afin d'assurer le retour à la normale pour ce jour, mais qu'il ne pouvait rien confirmer quant à ce taux de particules pour les grandes villes (Lyon, Marseille - justement, là où le ciel est nuageux naturellement comme le montre l'image ci-dessus), ni au taux pour les prochains jours...
 
Maintenant regardons un peu en Allemagne s'il existe une alerte contre ce nuage de particules qui a immobilisé de nombreux Français ces derniers jours...
 
Source:
 
Pour ceux qui comprennent l'allemand, vous lisez aussi le mot "Konzentrationsvermögen" qui est la traduction du groupe nominal français : "nuage de particules". Si nous ne faisons pas gaffe, nous pourrions croire qu'il y a aussi en Allemagne une "alerte" au nuage de particules (ce qui confirmerait qu'il y a actuellement un nuage de particules qui voyage en Europe). Mais voilà, nous savons lire et constatons que cette carte de l'Allemagne est une prévision biométrique ; c'est-à-dire qu'il s'agit là d'une prédiction sur l'humeur résultante aux conditions atmosphériques, et en lisant le texte, vous vous apercevez qu'il s'agit là que d'une explication concernant l'apparition d'une phase de stress (traduction d'Unruhe dans ce cas présent) et de nervosité... comme vous le constatez sur tout le site, il n'y a pas d'alerte à la pollution, même au niveau de la frontière franco-allemande, ce qui serait logique vu qu'on nous a dit que le nuage de particules s'éloignait vers l'est et allait se retrouver chez nos voisins... surtout qu'il n'a pas plu ces derniers jours, ce qui fait que les "particules" sont toujours dans l'air et que leur taux a dû s'accroître vu que dans son voyage, le nuage récupère les gaz d'échappement du territoire qu'il traverse... oui, pour se débarrasser de ces particules il faut soit qu'il pleuve (elles tombent sur le sol, sont absorbées et se retrouvent dans notre eau potable si elles sont absorbées par la nappe phréatique ou dans nos rivières et fleuves et donc elles se retrouvent alors sur nos côtes puis dans la mer ou l'Océan), soit que le vent les expédie chez les voisins...
 
Non, la seule raison qui pourrait amener une alerte quelconque en Allemagne à l'heure actuelle est l'information suivante:
Source :
 
un incendie de forêt aux Pays-Bas, au niveau de la frontière avec l'Allemagne...
 
Alors, le nuage de particules français: réalité ou hoax ? car s'il est réel, où disparaissent ces particules ???