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dimanche 8 mars 2020

Cour de Comptes : Rapport concernant la lutte contre les contrefaçons



Suite à la demande d'enquête émise le 31.10.2018 par le Président de l'Assemblée Nationale concernant la contrefaçon, la Cour des Comptes a rendu son rapport ce 3 mars 2020. Il révèle, entre autre, que la France est 1 des 3 pays le plus touché au monde, après les USA et loin devant l'Italie et que le volume des produits contrefaits est en augmentation. Pour l'Union Européenne, pour la période 2012-2016, on estime que le marché de la contrefaçon aurait coûté 700.000 emplois et 16,3 Md€ de pertes fiscales par an.
Ce marché parallèle enrichirait surtout les criminels et les groupes terroristes.

Dans ce rapport la Cour des Comptes indique 11 points à mettre en place afin d'améliorer la lutte contre la contrefaçon qui sont :
Renforcer les actions de lutte contre les contrefaçons aux plans international et européen
  1. Agir au sein du G7 et du Conseil européen pour faire de la lutte contre la production et le commerce de contrefaçons un axe des négociations sur le commerce mondial et des accords commerciaux entre l’Union européenne et les pays tiers (SGAE, SG MEAE, DGT). 
  2. Agir dans le cadre du Conseil européen pour inscrire la lutte contre les contrefaçons au nombre des priorités de l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) et de l’Office européen de police (EUROPOL) (SGAE).
  3. Œuvrer pour une meilleure harmonisation des dispositifs opérationnels de contrôles douaniers et réunir les conditions pour renforcer les procédures juridiques de protection des droits de propriété intellectuelle (SGAE, DGDDI). 
  4. Agir dans le cadre de la révision de la directive commerce électronique, pour renforcer les obligations juridiques des plateformes numériques en matière de lutte contre les contrefaçons (SGAE, DGE). 

    Mobiliser et coordonner plus efficacement les administrations françaises
  1. Établir d’ici fin 2020, sous l’autorité du Premier ministre, un plan d’action interministériel de lutte contre les contrefaçons et en confier la mise en œuvre au ministre chargé de l’économie (SG des ministères économiques et financiers).
  2. Charger l’INPI de collecter l’ensemble des données utiles à la quantification de la contrefaçon et au recensement des actions des administrations, en vue de les transmettre à l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) et de contribuer au suivi du plan d’action interministériel (DGE, INPI).
  3. Regrouper, sous l’égide de la DGDDI, des agents des différentes administrations concernées dans une unité chargée de centraliser et de partager le renseignement relatif à la contrefaçon (DGDDI).

    Renforcer l’information des consommateurs et des entreprises
  1. Mieux informer les consommateurs des conséquences pour leur sécurité, l’économie et l’emploi, de l’achat de produits contrefaisants (DGCCRF, DGDDI).
  2. Expérimenter, en s’inspirant du dispositif canadien « Chargeback », un mécanisme permettant le remboursement aux consommateurs de leurs achats de contrefaçons sur internet (DGCCRF).

    Adapter le dispositif juridictionnel de protection des droits de la propriété intellectuelle
  1. Poursuivre la spécialisation des juridictions et des magistrats dans le traitement des violations des DPI (SG du ministère de la justice)
  2. Adapter la législation en :
    - mettant en place des amendes civiles en complément des dommages et intérêts ;
    - permettant la suspension groupée des noms de domaines portant atteinte à un même droit ;
    - examinant les conditions facilitant le recours à la peine complémentaire de confiscation des avoirs criminels pour les délits de contrefaçon simple (SG du ministère de la justice).
(p. 10 et 11 du Rapport)

Pour plus de détails, lire le rapport dans sa globalité...

Est-ce que cela peut réellement permettre d'installer une lutte efficace contre la contrefaçon en sachant que de nombreux consommateurs préfèreront souvent une contrefaçon, plus ou moins consciemment, car cela leur permettra de montrer un "signe de richesse" à leur entourage... oui, dans ce rapport a été encore oublié le sentiment d'"orgueil" du consommateur...

Quand est-ce que les rapporteurs vont-ils étudier les "motivations" de la population ??? car c'est bien beau de dire "il faut faire ci", "il faut faire ça" mais l'être humain n'est pas une machine qui obéit à tous les ordres qu'on lui donne. L'être humain n'est pas une machine qui agit sans aucune motivation préalable. Il ne faudrait peut-être pas l'oublier ;)...

samedi 15 février 2020

Rapport de la Cour des Comptes : L'Institut national du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (Intefp)

Rapport accessible via le site de la Cours des Comptes :


"Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark" (Hamlet). Dans cette citation de Shakespeare, nous pourrions remplacer "Danemark" par "France" en ce qui concerne l'Intefp. En effet, cet institut semble n'avoir tenu aucun compte des observations qu'il a reçues en 2012, résultat, la situation a empiré... et maintenant, la Cour des Compte suggère une "refondation sur tous les plans" ! et devinez qui nous retrouvons parmi les accusés ;) ! "Le comité restreint de six membres, émanation du conseil d’administration, n’a jamais pu être constitué du fait de l’opposition des cinq organisations syndicales à n’y désigner que deux délégués en leur sein." Oui, grâce aux mêmes, encore de l'argent de nos impôts qui a été jeté par la fenêtre durant toutes ces années... Quand est-ce que les syndicats vont arrêter leurs bêtises, vont être apolitiques, vont cesser d'agir à l'encontre des intérêts de toute la population active ?

Ce rapport nous apprend aussi qu'à 2 reprises (entre "le 6 février et le 8 juillet 2015, puis entre le 1er juin 2018 et le 19 avril 2019") "le conseil d’administration a été mis en sommeil, du fait de l’absence de désignation de membres ou de président" ! nous ne nous étonnons donc pas que cet institut parte à vau-l'eau...

... et dire qu'il va falloir dépenser encore de l'argent pour remettre de l'ordre dans tout ce b...-là ! comme si nous n'avions pas de dépenses plus importantes et plus urgentes que de payer à cause d'incapables (à qui nous devrions plutôt envoyer la facture !)...

vendredi 1 novembre 2019

SNCF : Rapport de la Cour des Comptes...

Alors que la SNCF continue ses manifestations à répétition en demandant, comme l’exigent son maître CGT et Dieu-le-Père Mélanchon (qui exige que les personnes « célèbres » ne bénéficient plus d’une cérémonie religieuse parce qu’il en a marre d’aller à l’église (même si ceux-ci n’étaient pas athées pendant leur existence (Cherchez là son total manque de respect dû à un mort et à ses croyances !!) alors que rien ne l’y oblige si ce n’est que « d’être vu » et « photographié » par la presse présente… cherchez SA propagande ;) chez celui qui, soi-disant, est totalement contre et qui veut profiter de la notoriété des autres...), des « augmentations de salaire » (pour les donner gracieusement à la CGT) au lieu des « meilleures conditions de travail et de sécurité » (Cherchez l’erreur !), le 25 octobre 2019, la Cour des Comptes a édité son rapport sur le cas SNCF (plus particulièrement : les TER) et son avenir dans un milieu ouvert à la concurrence (comme les lois du marché l’exigent quand on est dans un pays "capitaliste"... rappel : monopoles d'Etat = économie socialiste / communiste ;) et non "capitaliste"... eh ! oui... c'est bien ce système économique socialiste/communiste qu'il faut accuser de tous nos maux actuels, et non l'économie capitaliste)


Article dans sa globalité accessible sous le lien :

ainsi que l’accès au rapport complet (lien à la fin de l’article)...

nous lisons la confirmation comme quoi la SNCF, de part son Monopole d’État, coûte à tous les Français (même à eux, les membres soumis à la CGT et aux chefs de l'extrême-gauche) de plus en plus :



plus de détails concernant les dites subventions (schéma basé sur les chiffres de 2017, ceux de 2018 n’étant pas disponibles encore ????) :



Alors qu’avec un tel montant nous sommes en droit (voyez combien paye chacun d'entre nous, via nos impôts -> part de l'Union Européenne + de l'Etat + des Régions + quand nous utilisons ce moyen de transport = la SNCF est presque exclusivement subventionner par nous tous) d’exiger de la SNCF un meilleur service, celui-ci ne cesse de se dégrader (voir diagrammes « Une qualité de service » : croquis 1, croquis 2) alors que les coûts sont fortement en hausse (voir courbe : « des coûts d’exploitation en hausse »)...

Ces baisses de la qualité des services entraînant fatalement une baisse de fréquentation et d’utilisation des services de la SNCF qui, toutefois, depuis 2016, a retrouvé presque un taux d’usagers équivalent à celui de 2012 (voir diagramme : « Une fréquentation en baisse »), font qu’aujourd’hui la France n’a pas ouvert encore ce marché à la concurrence pour faire enfin bénéficier aux usagers les bienfaits du rapport entre l’offre et la demande et avoir un meilleur rapport qualité/prix (car là, à cause du monopole qui permet à la SNCF de paralyser toute la France et à la CGT de dicter sa loi, ce sont tous les Français qui sont perdants !)…

En conclusion, et cela sous la responsabilité unique de la CGT et de sa politique d’extrème-gauche, la SNCF n’est pas prête et ne le sera jamais à lutter à armes égales avec ses concurrents sur le marché international… la SNCF est, de ce fait, appelée à ne jamais grandir tout en coûtant de plus en plus cher aux contribuables et à ses usagers…
Afin de pouvoir nous (nous Français et usagers qui voulons nous investir dans la protection de l’environnement en utilisant le moins possible un véhicule personnel) sortir de là, il FAUT et cela malgré les menaces permanentes de la CGT et de ses sbires, ouvrir au plus vite cette part du marché à la concurrence… car il n’y a que comme ça que nous arriverons à bénéficier, à nouveau, d’une bonne qualité dans les services tout en réduisant les coûts... donc nos impôts :).

mardi 17 mars 2015

Cour des comptes : Le recours par l’État aux conseils extérieurs

Rapport en ligne accessible à partir du lien suivant :
Format : pdf

Le 12 mars 2015 la Cour des comptes a enfin mis en ligne ce rapport dans lequel la pertinence des prestations externes à l'administration a été "épluchée"... la conclusion est digne de la gabegie habituelle dispensée par le gouvernement : il demande des conseils que nos impôts payent mais il n'en tient aucun compte...

Voilà un court résumé tiré du dit-rapport :

La Cour des compte a examiné à la demande de la commission des finances du Sénat, les conditions dans lesquelles l'Etat a recours à des conseils extérieurs [entendu au sens du présent rapport comme des services d'accompagnement ou le conseil à l'administration et non comme sous-traitance], c'est-à-dire les personnes qu'elles soient privées ou publiques, délivrant des prestations intellectuelles dans lesquelles la part de "conseil" est supérieure à celle de "service".

Si le recours à des conseils extérieurs ne constitue pas en lui-même un enjeu majeur de maîtrise des finances publiques, il révèle d'autres enjeux, plus qualificatifs et d'ordre stratégique, en matière de gestion des moyens de l'Etat, de définition et de mise en œuvre de ses politiques.

Malgré leur caractère stratégique, les dépenses de conseil extérieur ne font pas l'objet d'un suivi particulier, ce qui rend leur estimation délicate.

L'absence d'outils comptables satisfaisants et le défaut de pilotage centralisé au sein des ministères n'ont pas permis à la Cour de chiffrer de manière totalement exhaustive les prestations de conseil engagées par les administrations de l'Etat.
En effet, malgré leur caractère stratégique, les dépenses de conseil extérieur ne font pas l'objet d'un suivi étroit de la part des secrétaires généraux, des responsables de programme et des contrôleurs bugétaires et comptables ministériels, le plus souvent faute d'outils ou de procédures adaptés.

Ces dépenses sont d'une ampleur relativement limitée mais inégalement réparties entre les ministères et assez largement concentrées sur un nombre restreint de prestataires.

Les données transmises par les ministères, dont il est possible de considérer qu'elles donnent une image relativement fidèle des masses financières en jeu, conduisent à estimer les dépenses de conseil extérieur à au moins 150 M€ en moyenne par an entre 2011 et 2013. elles concernent un large champ d'intervention, souvent sur des fonctions stratégiques - voire régaliennes - de l'Etat, telles que les réformes d'organisation, les évaluations de politiques publiques ou de la défense de ses intérêts juridiques et financiers. elles concernent en effet l'aide à la décision, l'accompagnement des projets, l'expertise, l'influence et la gestion des ressources humaines.

Ces dépenses, inégalement réparties entres les différents départements ministériels, sont relativement concentrées sur un nombre limité de prestataires, les dix premiers cabinets de conseil représentant plus de 40% du volume total de facturation entre 2011 et 2013.

Répondant à des besoins multiples aux justifications inégalement pertinentes, le recours à des conseils extérieurs procède, en l'absence de réflexion préalable sur son opportunité et de doctrine transversale, d'une logique de recours au "cas par cas".

Il est justifié, lorsque l'administration ne dispose pas de compétences ou des informations utiles en son sein, mais il peut être, dans certains cas, plus contestable.

Le recours à des conseils extérieurs peut ainsi révéler ou entraîner la perte de certaines compétences internes et utiles à l'Etat, comme la Cour a pu le constater, notamment, dans le domaine du droit des contrats publics, de la rédaction de textes réglementaires ou de la gestion du patrimoine immobilier.

Plus contestable encore est l'utilisation des consultants comme cautions techniques des décisions d l'administration, parfois en doublons avec des avis internes, avec pour objectif ou conséquence une dilution des responsabilité des décideurs publics.

L'administration ne mobilise pas suffisamment, faute d'outils adaptés, les nombreuses compétences dont elle dispose en son sein.

L'arbitrage entre le recours à des compétences internes ou externes est trop rarement exercé. De même, la question de la complémentarité du conseil extérieur et de l'administration n'est pas nécessairement traitée par les commanditaires. Dans certains cas, la décision de recourir à des prestations répond à des motifs "capacitaires", pour pallier le manque d'effectif qualifié ou les rigidités qui s'attachent au recrutement d'agents contractuels présentant un profil spécifique. Elle répond dès lors à une logique de sous-traitance plus que d'accompagnement. Dans de tels cas, l'administration doit impérativement se prémunir contre tout risque de requalification de ces interventions en prêt de main d’œuvre illicite.
La disponibilité de compétences internes, notamment dans les corps de contrôle et d'inspection de l'Etat, n'est pas systématiquement prise en compte au moment de la décision de recourir à des prestataires. Sans négliger les spécificités de ces ressources internes qui ne les rendent pas toujours substituables à des conseils extérieurs, la Cour a relevé des exemples probants de missions de conseil interne menées par des agents de l'Etat ou ses opérateurs, conjointement ou non avec des consultants. Une mobilisation plus importante de ces compétences internes requiert la mise en place d'outils permettant d'identifier et de recenser les expertises disponibles au sein des services de l'Etat et d'en comparer la performance, notamment en termes de coût, avec l'intervention d'un prestataire extérieur.

Malgré le caractère à la fois particulier et sensible des prestations de conseil, l'administration n'a pas développé de savoir-faire spécifique en matière d'achat de prestations intellectuelles.

Alors même que l'administration fait appel de longue date à des conseils extérieurs, l'achat de ce genre particulier de prestations manque encore de professionnalisme.
En dépit de l'existence des responsables ministériels des achats et de la création en 2009 du service des achats de l'Etat, la fonction achat, éclatée entre de multiples services prescripteurs, n'est pas suffisamment structurée au niveau ministériel et au niveau interministériel, ce qui ne favorise pas la programmation des besoins et leur mutualisation.

En dehors des cas de non-respect des obligations de publicité et de mise en concurrence relevés par la Cour, le droit de la commande publique n'est pas toujours utilisé à bon escient eu égard à la spécificité des services achetés. Les marchés à bons de commande, fréquemment utilisés car ils permettent d'alléger les procédures, ne sont pas toujours adaptés pour des prestations nécessitant du "sur mesure" et présentent des risques de dérive budgétaire. Les solutions juridiques qui permettent d'échanger avec les candidats potentiels pour mieux définir le besoin de l'administration devraient être plus largement exploitées afin de permettre une meilleure adéquation des offres aux besoins.

Il existe des marges d'efficience non négligeables, dans la définition du besoin et dans la tarification des prestations.

Si les conditions économiques dans lesquelles l'Etat recourt à des prestations de conseil se révèlent dans l'ensemble satisfaisantes, notamment au regard des clients du secteur privé, leurs modalités d'achat mériteraient d'être mieux encadrées. Malgré l'existence de bonnes pratiques relevées par la Cour, la définition préalable des besoins de l'administration demeure en règle générale incomplète et se traduit par une description imprécise, dans les cahiers des charges, de la prestations attendue, de ses objectifs et de ses indicateurs de résultat.
L'analyse des conditions tarifaires d'une sélection d'opérations n'a pas montré de défaillance majeure dans la maîtrise de la tarification des prestations. Toutefois, l'utilisation intensive par l'administration d'instruments contractuels tels que les marchés à bons de commande sans minimum ni maximum ou, dans le domaine de la communication, des marchés dits "boite à outils", fait peser un risque de non-maîtrise de la dépense finale. De même, la complexité des modes de tarification, en particulier le recours de plus en plus fréquent aux "unités d’œuvre", si elle n'a pas conduit à une dérive avérée des coûts unitaires, la quasi-absence d'utilisation des tarifications à la performance a sans doute privé l'Etat d'un levier de pilotage opérationnel et financier des interventions des consultants.

Des marges de progrès existent également pour sensibiliser à la fois les prestataires et les commanditaires aux questions de déontologie et de prévention des conflits d'intérêts.

Les dispositions législatives et réglementaires permettant de prévenir les conflits d'intérêts mériteraient d'être renforcées. Les risques déontologiques liés à l'intervention de conseils extérieurs peuvent prendre deux formes : d'une part, la participation d'anciens agents du secteur public à des missions dans leurs anciennes administrations ; d'autre part, l'assistance apportée par des conseils concomitamment à l'Etat et à des parties en négociation ou en relation contractuelle avec ce dernier.

S'il existe des "chartes de déontologie", sans véritable force juridique, établies par quelques rares administrations, elles ne comportent aucune disposition permettant d'encadrer les relatins des services avec les fournisseurs. Ainsi, à l'exception des avis rendus, de manière non systématique, par la commission de déontologie, il n'existe aucune référence commune à l'ensemble des administrations en matière d'encadrement des départs d'agents publics dans le secteur privé et, en particulier, dans les métier du conseil. La portée des avis de la commission pâtit de l'impossibilité d'en vérifier le respect ultérieur et d'en faire assurer la bonne application. Le projet de loi relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires devrait apporter, s'il était adopté, des renforcements bienvenus.

S'agissant des conflits d'intérêts impliquant les prestataires de conseil, des clauses spécifiques devraient être systématiquement incluses dans les cahiers des charges des marchés. A cette fin, une disposition pourrait être inscrite dans le droit positif à l'occasion de la transposition, en droit national, d'ici avril 2016, des deux directives européennes relatives à la passation des marchés publics.

Une fois engagée, parfois dans des chantiers qui se situent au coeur de l'action de l'Etat, l'action des consultants n'est pas suffisamment encadrée par l'administration.

Comme la définition du besoin initial, le pilotage des missions de conseil par l'administration doit être mieux formalisé et s'accompagner de la mise en place d'outils adaptés. Face à des sociétés de conseil très hiérarchisées, dotées de procédures et de méthodes d'intervention éprouvées et ayant, pour certaines, un accès privilégié aux plus hauts échelons décisionnels de l'Etat, la plupart des administrations peinent à s'organiser pour assurer un pilotage efficace de leurs consultants. La carence en personnels d'encadrement formés au pilotage de projets et de prestataires ne permet pas de désigner systématiquement des interlocuteurs référents pour piloter les intervenants extérieurs, tandis que l'inégale implication des échelons de direction créée une dissymétrie face à la présence de consultants expérimentés.

De même, l'utilisation des leviers contractuels de pilotage des prestataires, notamment des sanctions financières, demeure très limitée. Enfin, au plan budgétaire et comptable, la programmation et le suivi des décaissements sont encore trop souvent insuffisants. Les graves défaillances relevées par la Cour dans la conduite de la mise en place de l'opérateur national de paye (ONP) ont montré les lourdes conséquences opérationnelles et budgétaires d'un pilotage insuffisamment professionnalisé.

Parmi les bonnes pratiques de pilotage, doit être signalée l'expérience menée par la direction générale de la modernisation de l'Etat, poursuivie par le secrétariat général pour la modernisation de l'action publique, fondée sur une forte mutualisation des marchés de conseil et la mise en place d'une équipe chargée d'accompagner l'ensemble des étapes de l'intervention des consultants. La mise à disposition, par le service des achats de l'Etat, d'une "boite à outils" pour faciliter les achats de prestations de conseil mériterait d'être plus largement diffusée et utilisée par les administrations.

Enfin, les prestations de conseil sont insuffisamment évaluées par leurs bénéficiaires qui ne se mettent pas en condition d'utiliser au mieux les résultats et d'assimiler les nouveaux savoir-faire.

L'impact final des interventions des conseils extérieurs est très rarement évalué, faute de définition ex ante d'indicateur de résultat, de l'existence d'outils de suivi des prestations (rapports d'étape, tableaux de bord, etc.) et d'une procédure formalisée et systématique d'évaluation des prestations au moment de leur livraison ou quelque temps après. La Cour a relevé dans son enquête quelques exemples de missions ayant produit des résultats insuffisants, conséquence le plus souvent d'une mauvaise compréhension de l'objectif de la mission par les consultants ou de l'inadéquation des équipes mises à disposition. D'autres facteurs indépendants de la qualité des prestataires peuvent affecter l'efficacité des missions de conseil, comme par exemple des réorientations ou des arbitrages contradictoires en cours de mission ou l'urgence de la commande et la brièveté des délais impartis.

Le transfert de compétences au bénéfice des équipes internes de l'administration constitue pour la Cour l'un des enjeux majeurs des missions de conseil. Pour autant, hormis quelques expériences probantes, ce processus est rarement organisé et mis en œuvre, faute d'avoir été prévu ab initio dans le marché de la prestation. L'identification d'un lot spécifique, dans les marchés qui le justifient, dédié aux modalités du transfert de compétence permettrait de remédier à cette situation. Les services de l'Etat ne disposent pas de procédures ou d'outils intelligents de "capitalisation" (bases de données) permettant de garder mémoire des travaux fournis par des conseils extérieurs, dont certains pourraient être réutilisés par d'autres administrations. Enfin, la forte présence des consultants dans certaines administrations, jointe à une rotation rapide de l'encadrement, fait peser un risque de perte de mémoire portant sur certaines missions centrales de l'Etat.

Dans la continuité du décret du 24 juillet 2014 qui confie aux secrétaires généraux des ministères une responsabilité renforcée en matière de modernisation des pratiques administratives et de pilotage des achats et des marchés, l'élaboration d'une doctrine sur le bon usage des conseils extérieurs devrait leur être confiée, sous l'égide du secrétaire général du Gouvernement.

Source : Rapport de la Cour des Comptes
(Chapitre "Résumé", page 7 à 11)

dimanche 2 mars 2014

La Cour des Comptes




La Cour des Comptes… cette administration a pour but de surveiller les dépenses publiques et d’informer les Français à quoi sont utilisées leurs différentes contributions financières (impôts, taxes diverses comme la TVA – la plus connue)… Elle siège au Palais Cambon…
 
Qui y travaillent :
Des fonctionnaires à qui cette casquette « supplémentaire » offre la possibilité de travailler au sein de son institution, soit par la voie de la nomination sur sélection (appelée « tour extérieure ») soit par la voie du détachement (source : Questions pratiques du site Cour des Comptes)
 
Bizarrement sur le site n’est pas dévoilée l’identité des personnes rattachées à cette Cour – diable, là ce serait intéressant et rassurerait le Français moyen sur les compétences professionnelles de ceux qui siègent et vérifient les comptes de l’Etat)… Oui, par exemple, nous pouvons nous demander s’ils ont des compétences en économie, en gestion, en finance et en comptabilité afin d’être apte à comprendre tous les bilans comptables des différents ministères… alors que lorsqu’elle a été créée le citoyen lambda y avait accès… Tiens, étrangement bizarre cette affaire-là… où est passée cette fameuse « transparence » là ? Pourtant il paraît, d’après les dires de M. Hollande, que son gouvernement joue la transparence contrairement à son prédécesseur… et ces informations très utiles afin d’admettre que la Cour des Comptes ne fait pas de politique mais elle compte et vérifie la comptabilité du gouvernement n’apparaissent plus depuis que M. Hollande est au poste de Président de la République ???
 
En tant que Français nous ne pouvons maintenant plus nous étonner que la Cour des Comptes ne fasse maintenant plus ce travail de contrôle des dépenses et des entrées financières pour le fonctionnement de l’Administration française mais qu’elle se soucie plus de rapporter qu’il faille diminuer le droit qu’a le citoyen français pour se faire rembourser de soins hospitaliers, baisser le prix de nos retraites alors qu’on nous prélève plus d’argent, par exemple… bref, comme vous avez du vous en apercevoir l’an passé, cette Cour est devenu un leurre (un attrape-nigaud du citoyen) certainement pour dissimuler encore plus la corruption de nos ELUS, ainsi que les pertes financières pharaoniques et inexpliquées de ceux qui dirigent les ministères, les institutions publiques… oui, que penser d’autre quand on nous dissimule le principal ???